Vous avez essayé de mettre en vente une culotte sur Vinted et l’annonce a disparu ? C’est normal : la plateforme interdit formellement la lingerie déjà portée, comme la plupart des sites généralistes de seconde main. Pourtant, la demande existe, et elle est légale. Voici où et comment vendre ses culottes portées sans se faire bannir, et sans mauvaise surprise.
Ce que Vinted interdit exactement
Les conditions d’utilisation de Vinted excluent les sous-vêtements portés, les maillots de bain usagés et plus largement tout article à caractère intime déjà utilisé. La lingerie neuve avec étiquette est acceptée. Une culotte « portée une fois » ne l’est pas, et encore moins une annonce qui mettrait en avant la durée de port. La modération repère ces annonces par mots-clés et par signalement ; au premier avertissement l’annonce est supprimée, au second le compte est suspendu.
Même constat sur Leboncoin, eBay ou Facebook Marketplace : les plateformes généralistes ne veulent pas de ce marché, pour des raisons d’image et d’hygiène. Inutile de ruser avec des formulations détournées : c’est le moyen le plus sûr de perdre un compte que vous utilisez peut-être pour tout le reste.
Les plateformes spécialisées
La bonne nouvelle, c’est que des boutiques en ligne dédiées se sont développées en France pour accueillir exactement cette demande. Le principe : la vendeuse crée une fiche par pièce, indique la matière, la durée de port et son prix ; la boutique encaisse le paiement par carte, reverse la part de la vendeuse et impose un cadre : majorité vérifiée, anonymat des deux côtés, colis neutre, aucun contact physique. Pour comprendre comment ça fonctionne et ce qu’il faut préparer, le guide pour vendre ses culottes d’une des principales boutiques françaises détaille les étapes et les règles.
Par rapport à une vente en direct via les réseaux sociaux, l’intermédiaire change tout : vous n’avez pas à discuter avec les acheteurs, pas à gérer les paiements douteux ni les relances, et vous n’exposez jamais vos coordonnées.
Combien ça rapporte ?
Une culotte portée une journée se vend en moyenne de vingt à cinquante euros, davantage pour les durées longues ou les demandes particulières. Les chaussettes, collants et strings se vendent un peu moins cher mais partent vite. Les vendeuses actives dégagent de cent à quelques centaines d’euros par mois. C’est un complément de revenu, pas un salaire, et il demande un minimum de régularité : les acheteurs reviennent vers les profils vivants.
Les règles à respecter
- Être majeure et pouvoir le prouver : les plateformes sérieuses demandent une pièce d’identité à l’inscription.
- Déclarer ses revenus dès qu’ils deviennent réguliers, comme pour toute activité de vente entre particuliers ; le statut de micro-entrepreneur suffit dans la plupart des cas.
- Ne jamais envoyer ses coordonnées personnelles ni accepter de rencontre : c’est à la fois une règle des plateformes et une protection.
- Expédier dans un emballage neutre, sans mention explicite, avec un suivi.
Préparer ses pièces et ses photos
Les acheteurs lisent les fiches avec attention. Indiquez honnêtement la matière, la couleur, la taille et la durée de port prévue. Les photos se font sur fond neutre, lumière du jour, sans visage ni élément identifiable dans le décor. Deux ou trois clichés nets suffisent. Évitez les filtres : la demande est à l’authenticité, pas au glamour.
Les erreurs des débutantes
Fixer un prix trop bas pour « démarrer », et attirer surtout des acheteurs qui négocient encore. Publier une seule fiche et attendre : les boutiques mettent en avant les profils actifs, trois à cinq pièces en ligne font la différence. Oublier de mettre à jour la fiche quand la pièce est vendue, ou accepter une demande particulière sans la faire payer. Et surtout, céder à la tentation de « sortir » de la plateforme pour traiter en direct avec un acheteur insistant : c’est là que commencent les impayés et les problèmes d’anonymat. L’intermédiaire coûte une commission, mais il protège.
Et Vinted, alors ?
Gardez-le pour ce qu’il fait bien : vêtements, chaussures, accessoires, lingerie neuve étiquetée. Pour la lingerie portée, le détour par une plateforme spécialisée n’est pas une contrainte, c’est la condition pour que l’activité soit sûre, anonyme et rentable. Les deux usages se complètent très bien, à condition de ne pas mélanger les comptes ni les publics.

